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Gdk & team pour-combien.com

Guillaume de Kergariou, Ipesup 2006, President Cofondateur de Pour-combien.com

 

IPESUP Alumni vous propose une nouvelle chronique des anciens avec Guillaume de Kergariou,  IPESUP de la promotion 2006. Diplomé d'Audencia où il a présidé la Junior Entreprise, il passe quelques années dans une société américaine de fusions-acquisitions avant de se lancer dans l'aventure entrepreneuriale en tant que Président et Cofondateur de la Start Up pour-combien.com. Découvrez sa "parole d'ancien" qui témoigne de l'existence d'une véritable communauté IPESUP !

Quel souvenir associes-tu à IPESUP ?

Deux années intenses et inoubliables ! Pour plusieurs raisons : IPESUP, c’est intense par le niveau d’exigence des professeurs et l’indéniable qualité de l’enseignement. Mais ce sont aussi des rencontres avec des camarades de classe incroyables. Et des professeurs dont le talent principal en plus de leurs compétences d’enseignants est cette capacité à motiver les troupes. Je me souviens de Pascal Gauchon répétant ouvertement devant les carrés et les cubes peu avant les concours : « Ce qui devait arriver arriva : les très bons carrés ont dépassé les cubes de niveau moyen». Je n’étais pas cube mais je me mets à la place d’un cube qui entend cela à 2 mois des concours après 3 ans de prépa : ça réveille !

Les bons souvenirs sont nombreux. Combien d’heures ai-je passé à imiter nos professeurs ? Je décompressais avant les khôlles du déjeuner en imitant mon khôlleur !   Mr Fernandez : « Bien allez tu t’installes ! Tu raconteras ton week end à tes copains à la récréation ! » Sourire sarcastique, en train de se tortiller sur sa chaise, reposant sa tête dans sa main gauche avec le majeure qui dépasse ! J’adorais ce prof ! Surtout lorsqu’il commençait à polémiquer sur Hugo Chavez. Il était toujours plié en deux lorsqu’il racontait les derniers exploits de Chavez envers les Etats-Unis ! Ou alors lorsqu’il parlait de la loi anti-tabac qui n’était pas respectée pour un sous par les espagnols !   Eric Duquesnoy : «Vous notez tous : Les Amériques....  vous notez Mr de Kergariou... les Amériques... tiens Jean-Christophe est en stand-by... les Amériques demeurent marquées par des clivages profonds ». Pour info ce titre est mot pour mot celui d’une partie du cours de Mr Duquesnoy sur les Amériques. Vous voyez que même des années après on s’en souvient. La parfaite démonstration que la méthode IPESUP est bien rodée. Nicolas Carel : « N’allez pas me raconter que la Grande Bretagne c’est comme l’Angleterre » ! Je me souviens également des sujets de khôlles décalées d’Eric Cobast. Un de mes sujets était « le Pélican ».  J’ai passé les 10 minutes de khôlles à problématiser mon sujet en confondant le pélican et le toucan... Au bout des 10 minutes, E. Cobast me dit : « Vraisemblablement Choubi n’est jamais allé au zoo ! »

Ce qui est incroyable avec IPESUP c’est cette capacité qu’ont les professeurs à faire croire aux élèves que l’anormalité du rythme de travail est tout ce qu’il y a de plus banal. 8h00 – 20h00 pendant 2 ans avec des khôlles aux heures du déjeuner et une crêpe de la rue du Cloître dans le ventre (initialement destinée aux touristes de Notre-Dame), avec le vendeur qui vous demande lorsqu’il fait cuire votre crêpe : « Sel et poivre » ? (Vous l’avez forcément testée). Et vous arrivez en cours le matin pour entendre: « vous êtes bien parti pour faire l’ESCP..AU ! »

Quel a été ton parcours depuis ta sortie d’IPESUP ?

Je suis diplômé d’Audencia Nantes. J’ai tout de suite voulu compenser mes années  théoriques de classes préparatoires par des expériences plus concrètes. Je me suis donc naturellement tourné vers la Junior-Entreprise de mon école, que j’ai présidée pendant un an pour me faire une première expérience au plus près des entreprises, avec des problématiques proches de celles d’un entrepreneur : trouver des clients, exécuter des projets, gérer une équipe, créer des process, gérer un budget...

Avant de  lancer ma startup pour-combien.com (http://www.pour-combien.com), je souhaitais faire mes armes dans une société exigeante. J’ai commencé ma carrière dans une société américaine de fusions-acquisitions. Ces années m’ont permis de me former techniquement. Ce qui me plaisait le plus, ce n’était pas le volet financier des dossiers que je traitais,  mais l’histoire entrepreneuriale qui se cachait derrière les chiffres. Au bout de 3 ans, j’ai renoué avec mon projet d’entreprendre, en co-fondant pour-combien.com, un site communautaire d’échange de services rémunérés entre voisins ! Le principe : vous trouvez des gens de confiance et compétents dans votre quartier pour vous aider à déménager, réparer une fuite d’eau, garder vos enfants en dernière minute, nettoyer votre appartement... Nous construisons le « Airbnb des services à domicile » ! Le site est en ligne depuis 3 mois et demi, je compte sur vous pour le tester et en parler autour de vous !

Une anecdote à partager à propos d’IPESUP ? (Les anciens, les profs, etc.)

Pour l’anecdote, nous sommes 5 anciens d’IPESUP à avoir participé à la mise sur pied du projet pour-combien.com. J’ai pu compter sur mes camarades des bancs de la rue des blancs manteaux et de la rue du Cloître pour que chacun apporte son expertise propre : juridique, organisation d’une première levée de fonds réussie, stratégie... Pour-combien.com est un parfait témoignage du fonctionnement de la communauté des anciens d’IPESUP ! Certes les bancs de classe n’étaient pas larges mais comptaient de futurs avocats, consultants, gérant de fonds, et j’en passe. Autant de compétences que je retrouve dans ma startup. Je suis fier de faire partie de cette belle communauté ! Aujourd’hui grâce à un ami ancien d’IPESUP je fais partie d’un club d’entrepreneur qui se retrouve une fois par mois pour échanger, trouver des synergies entre projets...

Quelques anecdotes sur les anciens avant de se quitter :

Nicolas Carel demandant à la classe : Comment dit-on en anglais : « Cela m’exaspère » ? Réponse d’Alexandre Rossoz qui lève fièrement la main, sûr de sa proposition : « It pisses me off » !  « A non vulgaire » rétorque N. Carel avec son chic et son détachement habituel.

Alexis le Prado faisant rêver toute la classe avec son double ++ de Nicolas Carel pour sa performance en thème pour avoir trouvé l’expression « to snap back to reality », qu’il avait directement pompé des paroles d’une chanson d’Eminem ! Pour vous rafraîchir la mémoire, un double ++ n’est octroyé en moyenne qu’une fois tous les 2 ans à IPESUP...

Alexandre Rossoz toujours, cette fois-ci en Khôlle de maths, fonçant tête baissée vers l’achèvement de sa démonstration grâce à une méthode qu’il avait découverte dans une annale d’il y a 20 ans (il avait décidé qu’aucun sujet d’annales de maths des 30 dernières années lui seraient inconnu), se voyant repris brutalement par son khôlleur Mr Robillard: « Rossoz... Rossoz... t’écoute pas ce qu’on te dit ! C’est bien là ce que tu fais mais t’écoutes pas ce qu’on te dit ! C’est clair ca ? »

Luc Bousquet., après avoir posé à notre prof de mathématiques  (toujours Mr Robillard) la question que toute la classe se posait depuis 20 minutes. Réponse du prof : « Tu vois là Bousquet, si tu poses cette question ça veut dire que tu ne suis pas ce qu’on te dit depuis une semaine ! C’est clair ça ? C’est compris ? »

Je termine par une anecdote me concernant (la plus soft bien sur): je revoyais mon cours de maths à la pause dej. Notre prof (encore Mr Robillard !) passe dans les rangs et me voyant plongé dans mon cours me chuchote : « Bravo ! C’est bien ça d’ouvrir son cours pour la première fois de l’année ! On était en mars à 3 mois des écrits »

IPESUP c’est pour chacun d’entre nous de formidables traumatismes !

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