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Pierre Ménard, Ipesup 2011, auteur des "20 bonnes raisons d'arrêter de lire"

IPESUP ALUMNI vous propose vous propose la chronique des anciens du mois d'aout avec Pierre Ménard,  IPESUP de la promotion 2011. Etudiant à HEC, Pierre a déjà publié deux ouvrages aux éditions du Cherche Midi. Le premier publié en 2013 "Pour vivre heureux vivons couchés" et plus récemment un pamphlet intitulé "20 bonnes raisons d'arrêter de lire". Retrouvez sa parole d'ancien !

Quels souvenirs associes-tu à IPESUP ?

Deux années intenses, mais avec des professeurs extrêmement brillants, et surtout très dévoués et prêts à tout pour nous aider à intégrer les meilleures écoles possibles. C’est l’une des spécificités d’IPESUP et c’est l’un des éléments qui m’a le plus fait aimer ma prépa.

Mais je retiens aussi la cravate noire de M. Carel le 21 janvier, sa tasse du capitaine Haddock et son humour sarcastique ; les expressions fleuries de Mme Pellegrin (« Aristote a mal aux seins ») ; les tirades sur l’éducation des enfants de M. Bachofen ; le rire de M. Fernandez et son amour des dictateurs sud-américains ; les sacs à mains de Mme Nastu ; la moustache de M. Dédé ; l’ « effet Tequila » de M. de Seguin, les blagues de M. Miternique (« pourquoi tant de « n » ? ») ; les démonstrations économiques de M. Colle à partir de l’exemple des sacs Thentorey (je crains que seule ma classe puisse comprendre l’allusion) ; sans oublier les « tiens donc ! » de M. Le Diraison. Une palme spéciale revient aux débats théologiques de M. Cervellon le vendredi matin à 8h devant un auditoire médusé (« Peut-on manger des pop corns en regardant la consécration d’une hostie à la télévision sans commettre un sacrilège ? »).

C’est aussi à l’IPESUP que je me suis fait d’excellents amis.

Beaucoup de bons souvenirs, donc.

Quel a été ton parcours depuis ta sortie d’IPESUP ?

Il serait peut-être un peu ambitieux de parler de « parcours », puisque je ne suis un ancien d’Ipesup que depuis 3 ans.

J’ai intégré HEC en 2011, où j’ai pu faire un échange avec une université américaine et suivre des cours d’architecture et d’histoire. J’ai rejoint l’association Le Salon, où nous organisions des conférences avec des invités tels que Luc Ferry, Alain Finkielkraut, Emmanuel de Warresquiel, et même un concert avec le pianiste Jean-Efflam Bavouzet.

Par ailleurs, j’ai effectué quelques stages, dont un dans le conseil, au BCG, qui m’a énormément plu. Je m’apprête d’ailleurs à retourner y travailler après mon Master 2.

Et enfin, n’ayant plus de khôlles, concours blancs et DT du lundi matin à réviser, je me suis en parallèle adonné à l’une de mes grandes passions, la littérature. J’ai publié deux essais, aux éditions du cherche midi. Le dernier, intitulé « 20 bonnes raisons d’arrêter de lire », ferait peut-être dresser les cheveux de nos professeurs de culture gé puisqu’il s’agit d’un pamphlet contre les livres. 

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Une anecdote à partager à propos d’IPESUP ? (Les anciens, les profs, etc ?)

Ne lui répétez pas, mais ayant découvert la fascination de notre professeur de philo de première année, M. Bachofen pour Rousseau, nous faisions un trait à chaque fois que le nom prophétique du philosophe retentissait dans la salle. Notre objectif –fort ambitieux- était d’atteindre 100 traits à la fin d’une séance. Hélas, l’objectif fut non seulement atteint, mais même largement dépassé, si bien que nous finissions par passer presque autant de temps à faire nos comptes qu’à noter le cours. Au bout de deux séances, nous avons dû nous arrêter. 

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